Femmes et Islamisme

Femmes et Islamisme :

  • Raqqa : La brigade féminine des moeurs de l’Etat Islamique a abattu une Syrienne en pleine rue, après l’avoir préalablement torturée. Son crime : avoir allaité son bébé sous sa burqa.
  • Yémen: Des jihadistes d’Al-Qaïda au Yémen ont lapidé à mort une femme après l’avoir accusée « d’adultère » et de « prostitution » dans la ville de Moukalla (sud-est) qu’ils contrôlent, ont indiqué lundi plusieurs témoins.

     

Assassinée en pleine rue par les miliciennes de Daech pour avoir allaité son bébé (Source : Terrafemina)

La brigade al-Khansaa
La brigade al-Khansaa
La brigade féminine des moeurs de l’Etat islamique a abattu une Syrienne en pleine rue, après l’avoir préalablement torturée. Son crime : avoir allaité son bébé sous sa burqa.

Pour avoir allaité son bébé en public, une femme a été tuée par la police des moeurs de l’Etat islamique à Raqqa, rapporte le Daily Mail. La brigade al-Khansaa, qui est chargée de faire respecter la charia dans les rue de la ville syrienne aux mains de l’organisation terroriste, a en effet estimé que celle-ci, qui avait pourtant pris soin de se cacher sous sa burqa, « violait la morale publique ».

« Une policière de l’Etat islamique a pris le bébé, l’a confié à une autre femme et puis a tué la mère », a confié au Sunday Times une ancienne habitante de Raqqa désormais réfugiée en Turquie. D’après le groupe, « Raqqa est massacrée en silence », qui rapporte les agissements dans la ville syrienne de l’organisation terroriste et les diffuse sur les réseaux sociaux, elle aurait été torturée avant d’être assassinée.

La brigade al-Khansaa est une milice entière composée de femmes mise en place par Daech depuis un an environ. Elle joue le rôle de police des moeurs dans la ville de Raqqa, baptisée capitale de l’Etat islamique depuis sa prise. Habillées de noir de la tête aux pieds et munies d’armes automatiques, les miliciennes ont été accusées de passer à tabac et d’espionner les citoyens. Les patrouilles sont chargées de veiller à ce que les femmes obéissent aux lois édictées par l’Etat islamique ; elles auraient ainsi fait savoir que les petites filles devaient être mariées dès 9 ans et que les femmes ne devaient jamais quitter la burqa.

Une victime de la brigade al-Khansaa a rapporté ainsi au Daily Mail : « J’étais au marché en train d’acheter des produits quand une patrouille est venue m’arrêter au motif que le niqab que je portais ne correspondait pas aux exigences de la charia car il était transparent. Elles m’ont conduite au quartier générale de Hesba et escortée jusqu’à la salle de tortures, où elles m’ont demandée de choisir entre un fouet et un ‘biter » (instrument de torture en forme de pince utilisé pour mutiler les femmes, ndr.) » Cette victime, dont le prénom a été changée, a dû être conduite à l’hôpital après avoir été grièvement blessée.

Il y a quelques semaines le New York Timesa recueilli le témoignage glaçant de trois anciennes membres de la brigade, depuis réfugiées en Turquie après avoir fui leur pays.

 

 

 

 

 

 

Yémen: une femme lapidée à mort par Al-Qaïda pour adultère, selon des témoins (Source : LaLibre.be)

Des jihadistes d’Al-Qaïda au Yémen ont lapidé à mort une femme après l’avoir accusée « d’adultère » et de « prostitution » dans la ville de Moukalla (sud-est) qu’ils contrôlent, ont indiqué lundi plusieurs témoins.

La lapidation -fait rarissime au Yémen- a eu lieu dimanche, selon eux.

Des hommes armés « ont placé la femme dans un trou au milieu d’une cour d’un bâtiment militaire et l’ont lapidée à mort en présence de dizaines d’habitants » de Moukalla, capitale de la province du Hadramout, a raconté un témoin.

Des jihadistes d’Al-Qaïda ont profité du chaos consécutif à la guerre au Yémen pour s’emparer en avril de Moukalla où ils ont imposé leur loi.

Dimanche, ils ont lapidé cette femme en invoquant le verdict le 8 décembre d’un « tribunal islamique » d’Al-Qaïda au Hadramout qu’ils ont eux-mêmes établi, selon lequel la victime, qui était mariée, « avait avoué l’adultère devant des juges ».

Selon une copie du jugement qui a circulé sur des réseaux sociaux, la femme a également été condamnée par les jihadistes pour « prostitution » et « proxénétisme », ainsi que pour avoir « consommé du haschich ».

Un journaliste yéménite, présent au moment de la lapidation, a déclaré que des hommes armés avaient interdit toute prise de photographies.

« C’est la première fois que nous voyons une telle chose » à Moukalla, a dit un autre témoin.

Des tensions et des incidents avaient éclaté en septembre à Moukalla entre des habitants et des jihadistes après la destruction par ces derniers d’anciennes tombes et de petits mausolées soufis.

Certaines tombes étaient vieilles de 300 ans et appartenaient à des dignitaires religieux connus dans la ville, ce qui avait provoqué la colère de la population locale.

La province du Hadramout est le berceau de la famille de feu Oussama Ben Laden. Les Etats-Unis considèrent Al-Qaïda au Yémen comme la branche la plus dangereuse du réseau.

Les combattants d’Al-Qaïda au Yémen sont désormais concurrencés par ceux du groupe Etat islamique (EI) qui, après revendiqué des attentats meurtriers anti-chiites, ont commencé à viser des cibles gouvernementales dans le sud.

Un couvre-feu nocturne a été décrété à partir de lundi à Aden, deuxième ville du Yémen dans le sud, après des combats impliquant des groupes armés, présumés jihadistes, qui ont fait au moins 17 morts, selon l’agence progouvernementale sabanews.net et des sources de sécurité.

Par ailleurs, lundi à l’aube, un imam soufi, cheikh Ali Othman, considéré comme un modéré, a été tué par balles à Aden, un assassinat attribué à l’EI par des responsables de la sécurité de la ville.

Plusieurs secteurs d’Aden sont occupés par des groupes jihadistes qui ont mené ces dernières semaines une série d’attaques meurtrières contre des symboles de l’Etat et ont fermé plusieurs facultés pour empêcher la mixité entre hommes et femmes parmi les étudiants.

Le Yémen a connu depuis mars une escalade des combats entre les forces progouvernementales, soutenues par une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, et des rebelles chiites pro-iraniens qui se sont emparés fin 2014 de la capitale Sanaa et d’autres régions du pays.

Les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui ont reconquis l’été dernier cinq provinces du sud, peinent à rétablir leur autorité et la sécurité dans ces régions.

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