Le Président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani à Paris : Monsieur Hollande parlera-t-il des 63 femmes exécutées par pendaison ?

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Le Président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani à Paris : Monsieur Hollande parlera-t-il des 63 femmes exécutées par pendaison ?

 

Le Président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, sera reçu à l’Elysée le 28 janvier, afin de finaliser un contrat d’achat de 114 Airbus.

Sous la présidence de Rohani, cet homme qui aime à se qualifier de « musulman modéré », 63 femmes ont été exécutées entre le 10 septembre 2013 et le 15 janvier 2016, sur un total de 2166 personnes.

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Zahra Nemati exécutée le 6 janvier 2016 à Tabriz.

 

Voici ce que vivent les Iraniennes dont la situation ne cesse de se dégrader sous la présidence de Rohani.

L’Iran est descendu en 5e position dans le classement mondial des pires pays pour l’inégalité des sexes – il est classé 141e sur 145 (chiffres en augmentation par rapport à 2014), dans le Global Gender Gap Report 2015, publié par le Forum économique mondial. Le rapport indique qu’il n’y a: « aucune amélioration dans aucune catégorie depuis 2006 », mais qu’il y a eu des régressions.

L’Iran a le taux le plus faible de représentation des femmes dans les forces de travail et le revenu le plus faible de sa région pour les femmes (selon le Forum économique mondial).

Les lois de la République islamique d’Iran (y compris le Code pénal islamique révisé) permettent une discrimination entre les sexes et promeuvent la violence contre les femmes (selon le SG de l’ONU dans son Rapport de Mars 2014).

Seulement 14,5% de la population féminine est économiquement active. Un mari peut empêcher son épouse d’avoir un emploi, d’accepter un poste ou d’exercer une profession.
Les Iraniennes ne peuvent pas voyager sans la permission de leurs maris, ni travailler, ni suivre des cours à l’université . Dans le Code pénal islamique révisé, la vie d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme, notamment dans le cas de témoignages.

L’article 638 du Code pénal islamique prévoit que «les femmes qui apparaissent sans hijab en public seront condamnées à un emprisonnement de 10 jours à deux mois ou au paiement de 50.000 à 500.000 rials ». Des attaques sont provoquées par des imams qui s’insurgent faussement contre les « mal voilées », provocations conduisant à d’horribles agressions à l’acide contre des femmes. Le même article autorise les juges à condamner quiconque viole la charia à 74 coups de fouet.

La violence contre les femmes a été institutionnalisée en Iran. Une entité gouvernementale du nom de «promotion de la vertu et prohibition du vice » recourt à la force et dispose d’une police spéciale, agressant les femmes dans les rues, les harcelant et les arrêtant au quotidien.

Les femmes sont soumises à des peines de flagellation (par exemple pour non-conformité partielle ou totale des lois du hijab, ou pour avoir effleuré la peau d’un homme – cas de Leila Hatami à qui Gilles Jacob a fait la bise à Cannes 2014.

Le Code civil de l’Iran (article 1 401) prévoit le mariage des filles à 13 ans, mais avec l’autorisation d’un tribunal islamique, elles peuvent être mariées dès l’âge de 9 ans (article 1210) (Rapport du SG de l’ONU de mars 2014).

Dans son article 27, le projet de loi des enfants sans surveillance et sur la protection de la jeunesse, adopté par le Parlement iranien en Septembre 2013 sous le mandat de Rohani, et qui est entré en vigueur le 23 Octobre 2013, permet le mariage entre le tuteur légal de l’enfant et l’enfant dès que l’enfant atteint la «maturité» (9 ans selon la loi iranienne). Concrètement, cela signifie qu’une fille, dès l’âge de 9 ans, peut être adoptée pour des raisons malveillantes et mariée de force à son père adoptif. La République islamique d’Iran légalise ainsi la pédophilie.

Bien que la charia exonère les filles de moins de 9 ans ainsi que les femmes âgées de porter le hijab, les lois de la République islamique obligent toutes les filles au-dessus de l’âge de 7 ans à le porter.

L’Iran détient le taux le plus élevé d’exécutions de mineurs – selon le Rapporteur spécial de l’ONU: « En 2014, 8 individus censés être âgés de moins de 18 ans au moment de leurs crimes présumés auraient été exécutés » (rapport août 2014).

Mettre en scène des pendaisons à une grue sur les places publiques à travers le pays est l’un des moyens de ce régime des Mollahs pour faire régner la terreur.

Le jeudi 17 décembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution condamnant fermement les violations brutales et systématiques des droits de l’Homme en Iran, en particulier les exécutions massives et arbitraires et l’augmentation des violences et des discriminations contre les femmes et contre les minorités ethniques et religieuses. C’est la 62ème fois que l’ONU adopte une résolution pour condamner les violations des droits de l’Homme par le régime des mollahs.

Nous devons témoigner notre solidarité à nos sœurs iraniennes, privées des droits humains fondamentaux.

Exigeons que les relations de la France avec le régime iranien soient subordonnées à l’amélioration de la situation des droits des femmes et à l’arrêt des exécutions.

Le Président de La République a affirmé, avec force : « La France est opposée à la peine de mort » « La Liberté et la dignité des femmes, ce n’est pas l’engagement d’une journée, ce n’est pas même celui d’une année, c’est celui de tout mandat exercé au nom du peuple français. »

Que les promesses soient tenues. Que le choix soit fait de respecter nos principes républicains plutôt que de normaliser nos relations avec un Etat qui n’est ni « normal » ni « modéré ».

Une république sociale comme la France se doit d’accompagner les démocrates iraniens qui se battent quotidiennement et au péril de leur vie.

La France s’honorerait à ne pas cautionner un régime qui martyrise, violente, fouette, lapide, brûle à l’acide, et tue par pendaison des femmes

 

« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie » Victor Hugo.

 

Djemila Benhabib
Zohra Bitan
Christelle DiPietro
Michèle Fitoussi
Solveig Halloin
Diké Justice
Françoise Laborde
Martine Martiney
Yael Mellul
Catherine Moreau
Céline Pina
Francine Sporenda

 

 

Notes :

http://www.huffingtonpost.fr/leila-alikarami/egalite-hommes-femmes-iran_b_8284606.html

https://plus.google.com/+CnriFemmes/posts/aq3awSmPBDj

http://women.ncr-iran.org/index.php/documents/2158-63-women-executed-in-iran-under-rouhani

http://www.un.org/press/fr/2015/ag11745.doc.htm

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/867-indonesie-francois-hollande-egalement-exprime.html#
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/hollande-demande-a-l-arabie-saoudite-de-renoncer-a-decapiter-8661395.html

http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2013/12/24/2013-les-fondations-du-progres-vers-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/

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La peur du désir et de la liberté des femmes : Libre Interview de Soufiane Zitouni par Sporenda

Soufiane Zitouni est philosophe et écrivain, il va publier bientôt un essai autobiographique critique de l’islam contemporain.

 

Le professeur de philosophie Soufiane Zitouni.

Le professeur de philosophie Soufiane Zitouni.

 

S : Que pensez-vous des violences qui ont eu lieu à Cologne et d’autres villes la nuit du Jour de l’an à la suite desquelles plus de 600 plaintes ont été déposées par des victimes ? Pensez-vous que ces violences sont du même type que celles de la place Tahrir et doivent être décryptées comme une injonction aux femmes de rentrer à la maison et de laisser l’espace public et les affaires de la cité aux hommes ?

C’est bien plus trivial que cela à mon avis, hélas ! Ces jeunes hommes sont des frustrés sexuels, et c’est à cause de la même frustration sexuelle que des obsédés de la place Tahrir ont violé des femmes. Le harcèlement sexuel est un fléau national en Egypte, comme le montre bien le film de Mohamed Diab, « Les femmes du bus 678 ». Mais pas seulement en Egypte. Dans nombre de pays musulmans, des femmes subissent le même harcèlement sexuel, qui voisine toujours avec une violence physique asexuelle. Mais pulsion sexuelle et violence asexuelle sont consubstantielles. Je pense d’ailleurs qu’il y a un lien entre la violence du djihadisme islamiste et la violence sexuelle. C’est la même pulsion qui est à l’œuvre dans les deux cas. Eros et Thanatos sont les versants d’une même médaille comme l’a bien compris Freud.

 

S : Les combattants de Daesh multiplient les plus atroces violences envers les femmes : violées à répétition, passées d’homme en homme, vendues comme esclaves etc. Ils sont apparemment persuadés d’être en accord avec des prescriptions islamiques–ou du moins d’agir en conformité avec certains comportements du Prophète tels qu’ils sont relatés dans la sira (le fait que le Prophète s’appropriait ou distribuait à ses hommes les femmes de ses ennemis vaincus, avait des rapports sexuels avec ses esclaves, etc.). Est-il possible de faire passer (et appliquer) des lois minimales sur les droits des femmes dans des pays musulmans (comme ça a été fait au Maroc) alors que des textes fondateurs de l’islam appliqués littéralement légitiment ce genre de comportements ?

Vous avez raison de souligner ce problème majeur de la majorité des pays musulmans : le fait que religion et politique, charia et droit commun, y soient encore indissociables. Ces pays sont allergiques à la laïcité parce qu’ils considèrent qu’Allah est le meilleur des législateurs. Donc, effectivement, si Allah permet la polygamie dans le Coran, le droit civil doit la permettre aussi, etc. C’est pourquoi la polygamie est encore permise en Algérie et au Maroc par exemple, même si ses conditions d’application sont très restrictives, mais pas en Tunisie qui a toujours une longueur d’avance sur ses voisins musulmans depuis le laïc Bourguiba. Ceci dit, le droit de ces pays progressent à petits pas, il faut bien le reconnaître. Par exemple, tout récemment, l’Algérie a considérablement durci sa législation à l’encontre des hommes violents avec les femmes, au grand dam des islamistes. La Moudawana (le code de la famille marocain) a évolué dans le bon sens depuis le début du règne de Mohammed VI, même s’il reste beaucoup à faire en vue d’une égalité juridique parfaite entre hommes et femmes. Quant aux pratiques sexuelles du Prophète et de ses compagnons d’armes, je pense qu’il faut les contextualiser. En 2000 ans d’histoire, les armées dites chrétiennes ont sans doute fait pareil, voire pire, cela n’a pas empêché les pays chrétiens d’évoluer dans le bon sens. Les pays musulmans peuvent évoluer dans le bon sens aussi, mais à la condition expresse de se détacher une bonne fois pour toute d’un passé et de pratiques révolus, pour se concentrer sur l’humanisme de l’islam, sa spiritualité pacifique, qui existent bel et bien dans le Coran et la Sunna (le corpus de textes rapportant des actes et propos du Prophète).

 

S : Le contrôle du corps des femmes, de leur sexualité et de leur capacité reproductrice sont des enjeux essentiels dans les cultures et les religions patriarcales. Cette préoccupation semble être encore plus obsédante pour les islamistes. Pourquoi, selon vous ?

Ma réponse à cette question sera très simple : par peur du désir et de la liberté des femmes ! La gynophobie est en réalité universelle et très ancienne, archaïque. Beaucoup d’hommes ont peur du désir sexuel des femmes, qu’ils perçoivent comme insatiable et donc menaçant pour leur sacro-sainte virilité, et pas seulement des musulmans… Chez les islamistes, cette peur est évidente, mais elle est enrobée de justifications pseudo-religieuses. Dans le Coran, quand Allah, par la bouche de son Prophète, prescrit aux femmes musulmanes de voiler leurs atours, c’est surtout pour les protéger des prédateurs sexuels qui sévissaient à Médine, la première ville musulmane de l’histoire. Aujourd’hui, nous assistons à un renversement pervers de cette prescription : ce n’est plus pour protéger les femmes qu’on leur demande de se voiler, mais pour les enfermer, les contrôler, les maîtriser, et cela par peur de leur désir sexuel, de leur liberté. Derrière la pulsion d’emprise, il y a une peur du désir et de la liberté.

 

S : Vous dites que le voile et une double violence : violence aux femmes discriminées et violence envers les valeurs occidentales, en particulier l’égalité hommes/femmes. Mais certaines féministes affirment que l’interdiction du voile et même de la burka est contre-productive parce qu’elle marginalise ces femmes et les empêche d’accéder à l’instruction et à la culture démocratique qui leur permettraient de rejeter ces pratiques. Qu’en pensez-vous ?

Comment être féministe et défendre le port du voile ou de la burqa ?! Je sais bien qu’il existe un « féminisme islamique », mais ce concept me pose problème. Revendiquer une égalité de droits entre hommes et femmes au nom d’une religion me parait hautement problématique. Car ce n’est pas au nom d’une quelconque religion que le féminisme revendique cette égalité de droits, mais au nom d’un principe laïc de justice. Nous retrouvons ici le problème de la confusion entre la religion et le politique, la charia et le droit commun. Pour moi, la charia n’a rien à dire sur l’égalité hommes-femmes. D’ailleurs, le Coran comporte des versets qui s’opposent à cette égalité, quoi qu’en disent des « musulmans des lumières » autoproclamés qui voudraient nous faire croire que l’islam est libérateur pour les femmes. Non, l’islam n’est pas libérateur pour les femmes. Seule une législation laïque, areligieuse, peut instaurer une véritable égalité juridique entre les hommes et les femmes. Inutile de se référer au Coran ou à la Bible pour ce faire.

 

S : Vous collaborez à Charlie Hebdo qui a payé très cher la réputation d' »islamophobie » que lui ont faite des musulmans et une partie de la gauche. Que pensez-vous de ce concept d’islamophobie–et de ce qu’en a dit la féministe Elisabeth Badinter ?

Le mot islamophobie est typiquement un mot-piège. Qu’entendons-nous avec ce mot ? Racisme antimusulmans ? Peur de l’islam ? Mépris de l’islam ? Haine de l’islam ? C’est cette polysémie qui est à l’origine de la confusion polémique qui entoure ce terme. Il m’arrive de l’employer dans le sens d’une peur de l’islam, je vous renvoie à mon article dans le numéro spécial de Charlie Hebdo du 6 janvier dernier, intitulé « L’islam, une religion de paix ? ». Mais je peux aussi l’utiliser dans le sens d’un racisme antimusulmans, qui existe aussi, il faut bien le reconnaître. J’ai lu récemment le petit essai posthume de Charb, « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes », aux éditons Les Echappés. Si je l’ai bien compris, il se défend d’être un raciste antimusulmans mais revendique le droit d’être islamophobe. Alors je pose cette question : où se trouve la frontière entre racisme antimusulmans et islamophobie au sens global de rejet de l’islam ? Je crois que Charb apporte une réponse assez claire et pertinente à cette question : on peut ne pas aimer l’islam en tant que religion tout en ne haïssant pas les musulmans pour autant. Cette position me paraît plausible. En ce sens, l’islamophobie ne serait pas du tout un racisme, mais une crainte ou un rejet de cette religion jugée négative ou nocive. Mais on peut comprendre du coup pourquoi de nombreux musulmans confondent islamophobie et racisme antimusulmans, car pour eux, ne pas aimer leur religion revient à ne pas les aimer ! Il y a donc un gros malentendu avec ce mot islamophobie qui révèle surtout, il me semble, une crispation identitaire du côté musulman, voire une souffrance narcissique…

 

S : Cette formule d’Alain Finkielkraut « l’islamisme, c’est l’islam appliqué à la lettre » vous paraît-elle juste ou schématique ?

Attention aux punchlines qui provoquent inutilement… C’est de notoriété publique que Finkielkraut est allergique à l’islam, il ne s’en cache pas d’ailleurs je crois. Cet homme est trop dans l’affect à mon sens, ce qui l’empêche d’avoir une réflexion plus juste sur cette religion pratiquée par un milliard et demi d’êtres humains. Contrairement à ce que nous montrent les médias de manière récurrente, il y a de la pluralité au sein de l’islam. Je me sens proche personnellement du soufisme, qui est la branche ésotérique, mystique, spirituelle de l’islam. J’ai découvert dans cette grande tradition séculaire que l’amour y était central. Le « Traité de l’amour » d’Ibn Arabi, un mystique soufi du Moyen Âge, est un chef d’œuvre spirituel universel qui donne à l’amour un rôle fondamental dans la foi musulmane. C’est pourquoi, dire que l’islamisme est l’islam appliqué à la lettre, me parait être un raccourci simpliste indigne d’un philosophe digne de ce nom.

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Pétition à signer : M. JL Bianco doit démissionner de la présidence de l’Observatoire national de la laïcité.

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M. JL Bianco doit démissionner de la présidence de l’Observatoire national de la laïcité.

 

« Dans les années 80, Madame Badinter se faisait accuser d’«ethnocentrisme» par Jack Lang parce qu’elle combattait l’acceptation de la polygamie et de l’excision alors prônée à gauche au nom du respect de la différence. Elle alertait sur l’installation du communautarisme, «cette idée que tous les rituels culturels ou religieux, y compris les plus intégristes, sont respectables et doivent être respectés». Elle dénonçait le sabotage d’une tradition universaliste portée depuis un siècle par la gauche. Pourquoi ? Hier, «par manque de courage». Aujourd’hui, «par électoralisme». Comment ? Par le «déni : pour avoir la paix, on pense qu’il suffit de nier les problèmes». »


Une partie de la gauche préfère manifestement s’en tenir à cette nouvelle conception de la laïcité, opposée aux combats de Mme Badinter, où l’on mélange allègrement origines ethniques et confession, où l’on niche sans barguigner les pires imams, où l’on négocie ses voix dans des mosquées radicales, où le voile sur les femmes ne pose aucun problème, qui lui a si bien réussi.

Ce faisant, cette gauche qui ne soutient pas cette pétition demandant la démission de Monsieur Bianco,  abandonne à Marine Le Pen  le combat laïque et féministe. On connaît la suite, et on sait ce qu’il en est chez elle.

Isabelle Kersimon – Journaliste


Pétition contre MM. Bianco et Cadène ouverte depuis six  jours, portée par Mohamed Sifaoui, journaliste, Président de l’association Onze Janvier  – Laurence Marchand-Taillade, Présidente de l’Observatoire de la Laïcité 95 – Michèle Fitoussi, Ecrivain.

Pétition : M. JL Bianco doit démissionner de la présidence de l’Observatoire national de la laïcité

Marianne enfonce le clou en soutien à Elisabeth Badinter et tous ceux, à gauche, qui ont choisi leur camp : laïcité/République versus oeucuménisme et compromissions avec l’islam politique.

Article de Marianne

 

 

 

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De l’européocentrisme comme cache-sexe, et de l‘art de la prestidigitation en politique. Place Tahrir en Europe. Marieme Helie Lucas (Source Siawi)

Source : http://www.siawi.org/article10591.html

Les faits avérés :
Au réveillon de fin d’année 2015 ont eu lieu des attaques concertées contre les femmes dans l’espace public, à caractère sexuel, simultanément dans une dizaine de villes, principalement en Allemagne, mais aussi en Autriche, en Suisse, en Suède, en Finlande… Plusieurs centaines de femmes, à ce jour, ont porté plainte pour agression sexuelle, vol, et viol. Ces attaques ont été perpétrées par des hommes jeunes issus de l’émigration (qu’ils soient immigrés, demandeurs d’asile, réfugiés récents, ou autre…) originaires du Maghreb et du Moyen Orient.

Les réactions ont été sans surprise : Occultation des faits, de leur coordination internationale et de leur magnitude aussi longtemps que possible par les gouvernements, leurs polices, et les media, sacrifiant comme à leur habitude les droits des femmes à la paix sociale. Levée préventive de boucliers à gauche et parmi un nombre important de féministes pour défendre les étrangers présumés ‘musulmans’ en tant que victimes potentielles de racisme (notons le glissement sémantique de ‘arabes’ ou ‘maghrébins’, une localisation d’origine géographique, comme les ont décrit les femmes agressées et la police, à ‘musulmans’.) Clameurs sécuritaires à l’extrême droite et premier passage à l’acte en Allemagne où s’est produit un pogrom anti bronzés, sans discrimination d’origine. Déni et racisme : Un schéma classique qui accompagne la montée de l’extrême droite intégriste musulmane en Europe depuis les années 80.

Réminiscences :
Centre de Tunis, rassemblement laïque et féministe anti Ben Ali : des groupes de jeunes intégristes (cela a été prouvé) entourent les manifestantes, majoritaires dans la manifestation, les isolent, les agressent sexuellement, touchant leurs sexes et leurs seins et les frappent violemment, malgré les efforts pour les protéger d’hommes de gauche qui sont venus en solidarité. La police regarde.

Place Tahrir au Caire, lieu de rassemblement de la contestation anti gouvernementale : pour la première fois, les femmes saisissent cette occasion de prendre leur place de citoyennes ; elles sont nombreuses dans les manifestations ; des groupes de jeunes gens ( à quel degré inféodés aux Frères Musulmans ou manipulés par eux ?) agressent sexuellement des centaines de manifestantes (et des journalistes de la presse étrangère), des photos de presse les montrent partiellement dénudées, il y a des plaintes pour viols. La police fait chorus et s’en prend également aux manifestantes qu’elle bastonne très violemment, soumet à des ‘tests’ de virginité, etc… Cette politique de la terreur sexuelle se poursuivra au Caire pendant des mois, les organisations féministes mettent alors sur pied une carte électronique du Caire où sont signalées les agressions en temps réel pour que des équipes de sauveteurs ( hommes) parviennent sur les lieux à temps.

Réminiscence plus ancienne encore : Alger, été 1969, 1er Festival Culturel Pan-Africain : place de la Grande Poste, des centaines de femmes sont assises par terre, occupant tout le large carrefour qui a été pour la circonstance interdit à la circulation automobile ; elles assistent à l’un des nombreux concerts gratuits offerts à la population de 5h de l’après midi à 4h du matin chaque jour pendant des semaines, manifestations culturelles auxquels les femmes sont très assidues ; la plupart portent le haïk blanc traditionnel de l’Algérois et ont emmené plusieurs enfants chacune. La nuit tombe peu après 8h30 et un cri s’élève : ‘en- nsa, l-ed-dar’, ‘les femmes à la maison’, repris par les centaines d’hommes qui assistent aussi au concert. Petit à petit et à regret, les femmes et les enfants quittent la place. Les hommes rient, triomphants, méprisants. Comme disaient les Nazis : ‘à l’église, à la cuisine, auprès du berceau’…La place dans l’espace public des célèbres femmes algériennes révolutionnaires de notre glorieuse guerre de libération est déjà, 7 ans après l’indépendance, clairement définie. Patriarcat et intégrisme, culture et religion, voguent main dans la main.

Comme il est curieux que de tels liens ne soient pas faits avec l’affaire récente qui nous occupe ici, même par des féministes qui ont soutenu les femmes de la place Tahrir lorsqu’elles y furent agressées.
C’est que l’Europe n’a rien à apprendre de nous, et que rien de ce qui se passe chez nous ne peut ressembler de près ou de loin à ce qui se passe en Europe. Par définition. On ne va quand même pas mélanger les torchons et les serviettes. Un racisme sous-jacent, non explicité dans la gauche radicale, admet implicitement la différence infranchissable entre les civilisés et les sous développés, leurs comportements, leurs cultures, leurs situations politiques. Et sous cette altérité essentialisée, gît une inavouable hiérarchie : la gauche radicale, dans son aveugle défense des réactionnaires ‘musulmans’, accepte implicitement qu’il est normal qu’une situation d’oppression engendre une réponse d’extrême droite chez les non-Européens… nous ne sommes clairement pas dignes, ou capables, d’y apporter des réponses révolutionnaires. (je ne développerai pas ici l’exportation de cette pensée aux élites de gauche en Asie et en Afrique)

Cassandres inécoutées, nous nous égosillons pourtant depuis trois décennies à pointer du doigt des similitudes qui seraient éclairantes politiquement. Les algériennes surtout, qui ont fui la terreur intégriste des années 90, ne cessent de montrer les différentes étapes de la montée intégriste en Algérie, des années 70 aux années 90, et leur similitude avec ce qui se met en place en France et ailleurs en Europe : d’abord des attaques contre les droits légaux des femmes (pour demander un droit spécifique ‘musulman’ en matière familiale, une ségrégation sexuelle dans les hôpitaux, les piscines, etc..), conjointement avec des demandes particularistes en matière d’enseignement (cursus adapté, non laïque ) puis des attaques ciblées contre les contrevenantes indisciplinées (filles lapidées, brulées) et contre tout laïque rebaptisé ‘kofr’ (journalistes, comédiennes, Charlie), enfin des attaques indiscriminées contre tout comportement qui ne correspond pas à l’idéal intégriste (Bataclan, terrasses de café, match de foot, etc..). Tout ceci s’est développé suivant le même schéma, des années 70 aux années 90 en Algérie, en commençant de la même façon par mettre en cause les droits des femmes, et leur existence dans l’espace public, sachant trop bien que les gouvernements n’hésitent pas à monnayer les droits des femmes en échange du maintien d’une certaine paix sociale avec l’intégrisme.

Mais l’Europe de gauche semble incapable de s’extraire de sa situation spécifique où les personnes d’origine émigrée et, parmi elles, les présumés ‘musulmans’, font effectivement face à des discriminations. Elle extrapole et exporte son analyse à la montée de l’intégrisme dans nos pays même, où pourtant les ’musulmans’ ne sont ni minoritaires ni discriminés sinon par leurs propres frères.
Plus grave encore est que la gauche laisse aux seules forces politiques de l’extrême droite européenne xénophobe traditionnelle le monopole du discours sur l’autre extrême droite, celle de l’intégrisme musulman, lui laissant aussi le monopole de la légitime dénonciation des forces d’extrême droite dite religieuse issues de nos pays. Je crains, beaucoup d’entre nous craignons, de plus en plus, que ce déni ne mène à des actions punitives populaires indiscriminées, ce qui satisferait à la fois le désir de vengeance de l’extrême droite traditionnelle xénophobe, et la tentative de l’extrême droite intégriste de recruter plus largement en Europe. On a déjà assisté à des tentatives de maires d’extrême droite de légitimer la création de milices populaires armées pour ‘protéger’ les citoyens français. Certes la gauche (tout comme la social démocratie) s’en indigne régulièrement, mais dans la mesure où elle se refuse à aborder le problème de l’intégrisme musulman et se cantonne au déni, elle laisse le terrain idéologique à l’extrême droite raciste.

Comment ne pas voir les avancées intégristes en Europe, dont la récente brutale remise en cause de la place des femmes dans l’espace public européen, ce 31 décembre, n’est qu’un signe de plus… La lunette déformante de l’approche européocentriste empêche de voir les similitudes avec ce qui s’est passé, par exemple, au Maghreb et au Moyen Orient. En Europe, les ‘musulmans’ ne peuvent être vus que comme des victimes, des minorités opprimées – ce qui justifie apparemment tout comportement agressif et réactionnaire de leur part – , alors qu’il suffit de franchir quelques frontières pour voir quel est, lorsqu’ils sont en majorité, ou au pouvoir, leur programme politique envers la démocratie, les laïques, les tenants d’autres religions et les femmes. C’est cette absence d’analyse politique qui permet leurs avancées en Europe. Sous prétexte d’oppression capitaliste et xénophobe en Europe, l’extrême droite intégriste se voit dédouanée de ses politiques ultra réactionnaires, non seulement en Europe mais aussi dans nos pays d’origine. Quel européocentrisme…
Que la gauche et bien trop de féministes s’en tiennent à la théorie des priorités (exclusive défense des émigrés – rebaptisés ‘musulmans’- contre la droite occidentale capitaliste) est une erreur fatale dont elles répondront devant l’histoire, et un abandon des forces progressistes de nos pays dont l’absurde inhumanité fera tâche indélébile sur le drapeau de l’internationalisme.
A ce boulet conceptuel de la gauche (l’ennemi principal vs l’ennemi secondaire) s’ajoute une autre théorie des priorités, celle ci issue des organisations de droits humains : une implicite hiérarchie des droits fondamentaux selon laquelle les droits des femmes viennent loin après les droits des minorités, les droits religieux, les droits culturels, pour ne nommer que quelques uns de ceux qui sont régulièrement opposés aux droits des femmes, – et ce jusqu’à l’ONU.

Depuis les attaques du 9-11 aux Etats Unis et des mesures sécuritaires qui s’en sont suivies, on assiste de la part des organisations de droits humains et de la gauche radicale à un véritable tour de passe-passe : l’escamotage de la cause au profit de la conséquence. Ainsi, le thème principal des analyses et des débats est-il ‘la guerre contre la terreur’, les abus notoires qu’elle entraine, la limitation des libertés civiques, la crainte pour la démocratie. (Je ne débattrai pas ici du bien fondé de ces accusations, mais uniquement de la technique discursive employée). Tous ces thèmes sont repris actuellement en France, avec l’Etat d’urgence qui fut instauré après les attentats de novembre à Paris, et la crainte d’un Patriot Act en Europe.
Mais en même temps, la ‘terreur’ elle même disparaît des discours, elle perd de sa réalité, elle devient le simple prétexte – illusion ? – à des actions gouvernementales liberticides : il y a bien une ‘guerre contre la terreur’ mais la ‘terreur’ est devenue une fantaisie de l’extrême droite xénophobe, il y a bien des bombes humaines qui explosent dans Paris, mais il n’y a pas de guerre en France… On élabore sans fin sur ce que le (ou les) gouvernement ne devrait pas faire, on dénonce ses intentions perverses, manipulatoires, attentatoires aux libertés. On dit que rien de tout cela n’est nécessaire à la sécurité des biens et des personnes. On dit que cela provoque ‘les musulmans’.
Ici reparaissent bien une cause et une conséquence, mais inversées. Après l’escamotage, le prestidigitateur illusionniste classique ressort le lapin du chapeau ; ici nous ressortons le chapeau du lapin…

Un phénomène mondial – la montée d’une nouvelle sorte d’extrême droite, celle de l’intégrisme musulman – est non seulement justifié, mais littéralement escamoté derrière la critique des réactions qu’il suscite. Quelles que soient nos prises de position par rapport à la nature et aux dérives de ces réactions, nous ne devrions pas permettre que le phénomène lui même soit escamoté : le déni ne le fera pas disparaître dans la réalité, comme il le fait disparaître des discours de la gauche radicale et des organisations de droits humains.
S’imaginer un instant qu’un phénomène politique mondial puisse être déterminé par la politique intérieure et extérieure de l’occident capitaliste et de lui seul (et ce quels que soient les régimes et les formes de gouvernement sous lesquels il apparaît, le niveau de développement économique et culturel de ces pays, les classes et les forces politiques en présence, etc.. ) , cela relève de la mégalomanie..

Au cours de ces trente dernières années, mettre la tête dans le sable n’a pas permis d’endiguer les demandes croissantes de l’extrême droite intégriste, ni en Europe ni ailleurs – bien au contraire, elle a surfé sur l’occultation de sa nature politique et sur son exploitation cynique des libertés démocratiques et des droits humains.
Ce qui est en jeu va bien plus loin que les simples droits des femmes ; c’est un projet de société théocratique, dans lequel, entre autres, – entre autres seulement -, les droits des femmes seront limités. L’action, concertée au niveau européen, du 31 décembre et sa remise en cause de la place des femmes dans l’espace public joue exactement le même rôle que l’apparition soudaine du prétendu ‘voile islamique’ : il s’agit d’une démonstration de force et de visibilité.

Il se peut qu’elle soit couronnée de succès, comme l’est en partie l’imposition du dit ‘voile islamique’ ; les conseils prodigués aux femmes agressées à Cologne par certaines autorités de l’état allemand en font foi. : adaptez vous, tenez vous éloignées des hommes, ne sortez pas seules, etc…Bref, soumettez vous ou supportez en les conséquences. S’il vous arrive quelque chose, ce sera bien de votre faute, on vous aura prévenues…
Un conseil qui remet en mémoire ce qu’on disait, en plein tribunal, il n’y a pas si longtemps, aux femmes violées : mais qu’alliez vous faire là ? et à cette heure ? et dans cette tenue ?
Un conseil que ne sauraient désavouer les prêcheurs intégristes musulmans…

Que le premier souci ait été de préserver les coupables et non de défendre les victimes est une variante intéressante de l’habituelle défense des hommes coupables de violence envers les femmes. Quel pourcentage de défense du patriarcat et quel de défense des émigrés, minorités ethniques et religieuses ? Quand les intérêts du patriarcat (que la gauche n’ose plus guère défendre officiellement en tant que tel) peuvent se confondre avec la noble défense de l’opprimé (dont l’aura, même à gauche, a quand même pris un sale coup avec les récents attentats de novembre à Paris), cela arrange bien des gens.

Que l’on puisse encore se poser des questions sur le caractère concerté d’attaques simultanées, dans au moins 5 pays différents et une dizaine de villes en Europe, laisse pantois devant tant de mauvaise foi, et d’aveuglement – ou de perversité – politique.

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Vær lige stille, mens de voldtager. (Danish)

Vær lige stille, mens de voldtager.

 

Det sker i Köln, Stuttgart, Berlin, Düsseldorf, Frankfurt, München, Wien, Salzburg, Zürich, Helsinki…

 

Gennem de sidste par uger er venstreorienterede organisationer og enkeltpersoner, med feministiske og antiracistiske værdier, gået ind i arbejdet imod nødsituationen og nationalitetstabet for de terrorister, der har dobbelt statsborgerskab. (http://nousnecederonspas.org/sortir-de-letat-durgence) Det er et helt legitimt arbejde, som vi ikke nødvendigvis tager del i, men som vi på alle måder respekterer.

 

Derimod har vi i kølvandet på de stadig mere detaljerede skildringer fra journalister og politi over den tsunami af seksuelle aggressioner, som hundredevis af kvinder har været ofre for i Europa nytårsaften, en fortsat forventning til, at disse selvsamme feministiske, venstreorienterede og antiracistiske organisationer og enkeltpersoner markerer sig fokuseret og klart i forhold hertil.

 

Hundredevis af kvinder blev udsat for seksuelle overfald nytårsnat i Tyskland alene.

 

Disse seksuelle masseoverfald er sandsynligvis blevet organiseret, lød det fra den tyske justitsminister, Heiko Mass, på tv-kanalen ZDF sidste onsdag. ’Det hele lader til at være planlagt’, sagde han.

 

Ofrenes fortællinger vækker rædsel hos folk.

 

Nytårsnat i Köln fandt et seksuelt masseoverfald sted på de kvinder, der opholdt sig i folkemængden, der var gået ud for at beundre nytårsfyrværkeriet foran Hovedbanegården og på pladsen foran byens katedral. Ifølge de første vidnesbyrd havde omkring tusind mænd, der ’rent fysisk mindede om nogen fra de arabiske lande eller fra Nordafrika’, overfaldet en gruppe med omtrent ti kvinder. De havde befamlet deres bryster og kønsdele og stjålet deres smartphones, punge og andre værdigenstande, beretter dagsavisen Süddeutche Zeitung.

 

Antallet af anmeldelser forbundet med de seksuelle voldsepisoder i Köln har siden passeret de 500. For hver dag er tallet blevet større. De anklagede er primært ’asylansøgere’ eller ’illegale flygtninge’, kunne det lokale politi fortælle i lørdags.

 

’De personer, hvis adfærd kriminalpolitiet studerer nærmere, kommer i store træk fra de nordafrikanske lande. Helt overordnet set drejer det sig om asylansøgere og personer uden opholdstilladelse’, forklarer Kölns politi. Og her præciserer man, at man ’fortsat arbejder videre på at få klarhed over, hvorvidt disse personer har forbindelse med de kriminelle handlinger begået nytårsnat’.

 

Politiet har identificeret 32 anklagede, hvoraf de 22 er asylansøgere, fortæller den tyske indenrigsminister fredag aften og bekræfter hermed de tidligere mulige tal. Politiet i Köln har hundredevis af agenter sat på opgaven for blandt andet at gennemse 350 timers videoer. En talsmand for det lokale politi har fortalt, at ’i visse tilfælde kunne mobiltelefoner, der var stjålet nytårsnat, spores i retningen af asylcentre eller til området lige udenfor sådanne’.

 

Politiets efterforskere anser personerne for at være aktører fra den marokkanske mafia.

 

I en reaktion på disse begivenheder har Kölns borgmester, Henriette Reker, formanet byens indbyggere til at prøve at ’vænne sig til denne form for opførsel’ med henblik på at lette indvandrernes integration. Den folkevalgte har også andre råd: Man skal forholde sig med armslængde til andre personer, aldrig gå ud alene som kvinde og at bede forbipasserende om hjælp, skulle behovet opstå. Alt dette som en del af et adfærdskodeks, som kvinder fremover rådes til at tage udgangspunkt i, når de færdes ude.

 

Mens Köln var den første by, der blev ramt af denne kæde af sexistisk og seksuel vold, efterfulgt af Hamburg (hvor 50 anklager baseret på seksuel vold blev registreret) og Stuttgart, er de tyske medier nu begyndt at nævne andre byer som Berlin, Düsseldorf, Frankfurt og Münich, og Wien og Salzburg i Østrig og Zürich i Schweiz. Også i Helsinki er et uvant højt niveau af anmeldelser for sexchikane blevet registreret for nytårsnat. Tre tilfælde af seksuel vold er blevet rapporteret, heraf er de to ført til anmeldelser, på Helsinkis største banegård, hvor et par tusinde asylansøgere var samlet, de fleste irakere ifølge en melding fra politiet. De mistænkte, der var tre asylansøgere, er blevet placeret i detention (Note 1).

 

Så mens vi ved, at kvinderne på flugt i massive tal er ofre for voldtægter og seksuel vold, der alt sammen bliver totalt ignoreret (Note 2), hvorimod visse NGO’er, når vi bringer afsløringer af det, svarer os, at det ikke er ’problemet’ (Note 3), ja, så stiller vi nu spørgsmålet: Hvilket mirakel har gjort disse voldtægtsmænd urørlige ikke bare i samfundets øjne men også hos de progressive organisationer?

 

Den sidste uges tid, hvor vi har kastet lys over volden, har man fra det politiske venstre bedt os om at tie eller ’være forsigtige’ for ikke at ’starte en ildebrand’. Det samme sker hos myndighederne: Total afvisning eller banalisering. Det betyder, at disse ofre, ligesom alle verdens øvrige voldsofre, ser sig selv som ikke helt rigtige ofre, og at deres voldsmænd har en række formildende omstændigheder, som de bør tage med i deres betragtninger. Mon ikke situationen ville have set helt anderledes ud, hvis disse kvinder var blevet voldtaget af en gruppe skinheads!

 

Denne undvigemanøvre er fuldkommen utålelig og helt og holden uværdig. Vores kald som feminister og som progressive individer er at stå alle disse kvinder bi, kvinder, der er ofre for den maskuline vold, uanset hvor den finder sted, og også når den finder sted blandt mænd, som vi forventes at tage i forsvar.

 

Disse kvinder på flugt skal ligesom de europæiske kvinder ikke udsættes for voldtægter, alt imens vi ser den anden vej, fordi vi er bange for at blive kaldt racister af folk, der er det.  Den brune pest vokser sig større og større i vores tavshed… Det, som får den ekstreme højrefløj til at blomstre, det er denne her afvisning og denne løgn, og det, som vækker folks indignation og mistillid rundt omkring, det er benægtelsen af sandheden, det er, når man får ofrene til at tie og minimerer den vold, de er blevet udsat for – det er det, der nærer det ekstreme højre… Når man får os til at tie eller relativiserer vores budskab, giver man højrefløjen muligheden til at tro på deres egen løgn: At de er de eneste, der er optaget af kvindernes sikkerhed og integritet.

 

I forhold til den evindelige spørgen ind til, hvad der har været vores hensigt med kritikken de sidste par dage, ja, så svarer vi, at alt det, der er sket i Köln og i andre byer, det er og bliver en situation, hvor ofrene får at vide, at de ikke er de rigtige ofre, og at deres voldsmænd ikke er de egentlige skyldige; vi får gang på gang at vide, at hvis vi giver kvinderne frit løb til at tale, ja, så nærer vi nye agendaer og spiller enten højrefløjens spil eller venstrefløjens spil. Det, der er sikkert og vist, det er, at kvinderne for evigt er ofre for mændenes spil, og at kvinder den nat i Köln og andre steder blev voldtaget, dræbt og plyndret, og at det eneste, der sætter sindene i bevægelse, og som betyder noget, det er den ene eller den anden fløjs ’spil’.

 

Det, der skete i Köln og andre steder, det er og bliver, at en masse ofre er blevet elendigt behandlet, gjort tavse og opfordret til at tie stille, fordi andres interesse kommer før kvindernes.

 

En ting er og forbliver sikker efter mere end 5000 år: den maskuline dominans har det rigtig godt, og mændenes aggressioner forbliver ustraffede.

 

Så hvis ikke engang venstrefløjens kræfter melder ud og afslører sandheden, hvem står så på kvindernes side?

 

De første underskrifter:

 

Lise Bouvet

Cambria Di Pietro

Solveig Halloin

Diké Justice

Christine Le Doaré

Yael Mellul

Catherine Moreau

Francine Sporenda

Ana-Luana Stoicea-Deram

 

Militante feminister.

 

Og (du kan underskrive længere need og efterlade en kommentar):

 

Arlette Zilberg – Laurent Bouvet – Djemila Benhabib – Françoise Laborde – Isabelle Kersimon – Céline Pina – Michèle Fitoussi – Zohra Bitan – Laurence Marchand-Taillade – Rosen Hicher Antisexisme – Marc Cohen –  Florence Humbert – Monica Art – Catherine Grenier – Geneviève Brûlé – Virgil Brill – Monica Plaza – Fréderic Fredj – Ziad Goudjil – Denis Maillard – Didier Lesaffre – Agnès Menetrier – Denis Sénamaud – Renée Fregosi – Françoise Courtiade – Marie Jauffret – Marie-Christine Rigal – Magali Co-Vergnet – Marie Rivet – Lilas Goldo – Pascale Zussy – Juan 23 – Muriel Cohen – Noushka Tsuko – Annie Duprat – Laurence Delarbre – Antonin Congy – Anouk Charbonnier – Gregoria Gutiernez – Marie-Jo Bonnet – Cathie Lenybellet – Michelle Soulat – Christophe Lozzi – Bernadette Doleux – Juliette Doroy – Karine Patte – Laurence Gelormini – Françoise Roux –  Nadine Masson-Boukhobza –  Frédérique Grumbach – Anna Bobillo-Aubert – Fred Le Querrec – Dominique Mercier – Cassan-Fayard – Christine Raynaud – Sandra Martial – Yann Patin de Saulcourt – Teugels Jéssica –  Jean Paul Brenelin – Marie Jo Bonnet – Audrey Harel – Lydie Van den Bussche – A. de Liedekerke – Sophie Albert-Hamecher – Celine Morana – Jean Paul Brenelin – Céline Charpot – Isabelle Gayrard Auzet – Naqdimon Weil – Frédérique Le Querrec – Simon-Pierre Badoc – Karim Bey SMAIL – Sylvie Sieber Hochar – Didier Savard – Jacques Riguidel – Serge Vannerom – Anne-Sophie Chazaud – Micheline Carrier – Frank Limido – Fabienne Courvoisier – Riguidel Jacques – Aliaa Fanidi – Marion Reiler – Gilles Parise – Anouk Charbonnier – Danielle Fiaschi –  Myriam Lepron – Aline Tailamé – Cecile Piessal – Marie-Laure Benoit  – Micheline Carrier – Élaine Audet – Adeline Cerutti – Lavarec – Claude Grunspan – Sarah d’Epagnier – Hypathia – Mass – Sandra Daulon – Christine Gamita – Caroline Catino – Violaine SABOT – Armingaud Corinne – Christian Gaudray – Nicole Aubard – Fabienne Warin- Daniel Lattanzio – Leriche Corinne – Remy Cecile – Brigitte Maillard – Thierry Duvernoy – Annick Proriol – Lorraine Lefebvre – Déborah Hendrickx-Sarda – Szuchendler Nicolas – Jeegers Bea – Jeanne Jorette – Serge PAULOU – Lydie Van den Bussche – Marie Cheul – Odile Steller Chaumeton – Cathie Monacelli Gamond – Coralie Abadie – Leuwers Reine – Chassin Nicole – Lucie Bourassa – Valérie Catanzaro – Kantjas Marie Helene – Philippe-Emmanuel Toussaint – Patrice Kappel – Arlette Chobli – Siegler Véronique – Francine Lejeune – Tracy Allard – Nathalie Szuchendler – Marie-Andrée Boivin – Louise Bauman – Rebecca Lecat – Sophie Chauveau – Anthéa – Cathy – Gwendoline Pajot – Nathalie Reiter – Chevrolet Huguette – Pierre Bouchacourt – Françoise Thiel – Betty Bente Hansen – Pauline Makoveitchoux – Annick Muller – Danièle Saladino – Diane Hamel – Carmona Cristina – Deb – Audrey Terrisse – Loye – Aude Campana – Dionisi-Peyrusse Amélie – elisseievna – Muzzarelli Sandra – Marc Dumont – Villette – Melaine Matige – Michael A. 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Gilles d’Ambra Azzopardi – Gregoria Gutiérrez – Yoann Odermatt – Maurice Rodange A. – Michel Hervé Bertaux-Navoiseau – Despina Bekiari – Bonhoure N. – Bertrand Rogers – Norge – Yehudit

Note 1
– http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/07/la-police-de-cologne-reconnait-avoir-ete-depassee-lors-des-agressions-du-nouvel-an_4843553_3214.html
– http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2576251/2016/01/06/Le-recit-terrifiant-d-une-victime-de-Cologne.dhtml
– http://www.letemps.ch/suisse/2016/01/07/agressions-sexuelles-zurich-nuit-31-decembre
– http://www.lepoint.fr/monde/suisse-des-agressions-sexuelles-aussi-a-zurich-la-nuit-du-31-decembre-07-01-2016-2007899_24.php
– http://mobile.lesoir.be/1087899/article/actualite/monde/2016-01-07/niveau-inhabituel-harcelement-sexuel-helsinki-nuit-du-nouvel-an
– http://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-du-nouvel-an-a-cologne-le-nombre-des-plaintes-grimpe-a-379-09-01-2016-5435831.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F
– http://mobile.francetvinfo.fr/monde/europe/violences-a-cologne/agressions-du-nouvel-an-a-cologne-la-police-enregistre-desormais-plus-de-500-plaintes_1262161.html#xtref=http://m.facebook.com
– http://mobile.lemonde.fr/europe/article/2016/01/10/les-violences-de-cologne-ont-ete-probablement-planifiees-selon-le-ministre-de-la-justiceallemand_4844650_3214.html?xtref=http://m.facebook.com

– http://www.lejdd.fr/International/Europe/Violences-contre-des-femmes-a-Cologne-ce-qui-s-est-vraiment-passe-767815

Note 2
– http://www.europeanyoungfeminists.eu/2015/12/15/women-refugees-why-we-need-to-understand-human-rights-from-a-womens-rights-perspective/
– http://www.nytimes.com/2016/01/03/world/europe/on-perilous-migrant-trail-women-often-become-prey-to-sexual-abuse.html
– http://www.buzzfeed.com/jinamoore/un-refugees-agency-admits-sexual-abuse-risks-after-buzzfeed#.qfjgZQ2Gg
– http://www.gatestoneinstitute.org/6527/migrants-rape-germany
– http://tempsreel.nouvelobs.com/l-obs-du-soir/20151216.OBS1522/dans-la-jungle-de-calais-la-peur-des-femmes-migrantes.html

Note 3
http://www.slate.fr/story/108779/femmes-refugiees-viol

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